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Féminisme et BDSM : Le Débat Fait Rage


Vous êtes féministe mais vous aimez le BDSM ? L'idée d'être soumise au lit vous excite et vous vous demandez si c'est compatible avec le féminisme ?

À première vue, ces deux notions peuvent sembler contradictoires, mais en les analysant profondément nous verrons qu'elles sont complémentaires. Une bonne ouverture d'esprit permet d'y voir plus clair.

Beaucoup d'idées reçues ont été introduites pour polluer l'univers du BDSM et celui du féminisme..

Nombreux sont ceux qui estiment que le BDSM va à l'encontre du féminisme, pourtant la plupart des femmes aiment êtres soumises dans la chambre à coucher.

Si certaines aiment être discrètes à ce sujet, d'autres s'assument complément et n'hésitent pas à le clamer et haut et fort. Nous allons voir que le débat fait rage.

Être Féministe et Soumise : C'est Possible !


Le soumission d'une femme dans le BDSM s'apparente à l'envie de se soumettre à certaines situations d'humiliation, de sadomasochisme ou simplement d'obéissance à la volonté de son partenaire dominant. Cependant, nombreuses sont les soumises qui s'affirment être des féministes.

Il n'y a aucune contraction entre leur préférence en matière de pratiques sexuelles et leur conviction féministe. Elles apprécient dans le sens propre du terme le rapport d'infériorité qu'elles partagent avec leur partenaire dominant.

Cependant ; face à cet épanouissement débordant, les sphères sociales créent un doute en insistant sur un possible déni de conscience chez ces personnes qui affirment être féministes et qui acceptent cette forme de "torture".

D'après les féministes radicales il s'agirait d'un sexpowerment, il devrait y avoir une corrélation entre la vie sociale et la vie sexuelle d'une femme. En bref, être une féministe soumise sonne faux pour certaines féministes extrémistes.

Le féminisme : la fin de la soumission des femmes ?

Soumise et féministe

BDSM signifie Bondage, Domination, Sadisme, Masochisme. Cette pratique évoque le plaisir de domination et soumission entre deux personnes consentantes.

Pourquoi être soumise et féministe n'est pas contradictoire ?


Le féminisme a pour Graal, l'égalité entre hommes et femme avec comme rubrique l'émancipation de la femme ou la fin de la soumission de la femme. 

La plupart des relations humaines sont basées sur une forme de jeu de pouvoir entre les différents partenaires. Que ce soit au lit ou dans la vie de tous les jours.

Les femmes ont naturellement tendance à être attirées par les hommes virils et dominants, mais pas toujours. Quand une femme domine une relation, on dit qu'elle "porte la culotte". 

La question n'est pas de savoir si c'est une bonne ou mauvaise chose qu'il y ai un jeu de pouvoir. C'est un fait. La question est plutôt : est ce que la personne dominante est bienveillante ? Utilise-t'elle le pouvoir qu'elle à sur son ou sa partenaire avec amour et de façon positive ? 

Si la réponse est oui, que les deux partenaires y prennent un réel plaisir, il n'y aucun problème, bien au contraire. Cela contribue à leur épanouissement personnel et c'est l'une des choses qui procure le plus de plaisir au monde.

Le féminisme : synonyme d'émancipation sexuelle 

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La soumission sexuelle de la femme, un retour au patriarcat ?

  • Plus de tabous en matière de sexualité, c'est entre autres l'un des objectifs du féminisme. Beaucoup de femmes hésitent à se lancer dans le BDSM, du fait que la pratique soit fondée sur la domination.
  • Certaines pensent que le fait d'y participer c'est accepter le retour à la soumission et au patriarcat. C'est une réaction compréhensive, surtout vue les clichés négatifs véhiculés sur le BDSM.
  • Mais est-ce parce qu'on est féministe, qu'on n'a pas le droit d'être soumise ? Il s'agit là d'une mauvaise appréhension de sa sexualité, qui implique l'instauration de limite dans son choix de vie.

BDSM et liberté sexuelle de la femme.

  • Être féministe, c'est être capable d'accepter le choix de vie des autres, dans l'optique que chacun a le droit de mener sa vie comme il l'entend du moment que cela n'entrave pas la liberté d'autrui. 
  • Le BDSM, qui résulte du consentement de chaque partenaires, n'empiète pas sur la liberté des personnes. Si les femmes sont libres dans presque tous les domaines, pourquoi ne le seraient-elles pas dans leur choix sexuel ? Le principe de « féminisme libéral » se base sur la liberté sexuelle des femmes.
  • Qu’elles acceptent la prostitution, le strip-tease ou la pornographie, c’est une question de choix. Il en est même pour le BDSM. Il s’agit d'un état d’esprit auquel les femmes consentent à trouver du plaisir.

  • Une pratique sexuelle qui permet à la femme de jouir d'avoir des orgasmes et de s'épanouir dans sa vie sexuelle ne va pas à l’encontre du féminisme et ne doit pas être considérée comme une problématique sociale.

Le BDSM : une pratique qui se base sur le respect

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Confiance, bienveillance et plaisir partagé

Malgré le fait que le BDSM se focalise sur la domination, cela ne signifie pas que la dominée soit malmenée par le dominant. Chacun des participants définit les règles du jeu avant de passer à l'action, car l'objectif est que tout le monde y trouve du plaisir.

Pour aller plus loin, le BDSM se focalise plus sur les envies et les besoins de chacun, ce qui n'est pas toujours le cas dans les relations normales. Chacun dévoile ses fantasmes sans jugement. Une relation de confiance s'installe, et l'acte doit se dérouler dans le respect et le dévouement.

Le BDSM : loin d'être la forme de soumission que tout le monde connaisse, n'a rien de similaire au mode de soumission imposé à la femme depuis la nuit des temps. Le BDSM est un art, Il existe des rituels et cérémonies comme la remise du collier de soumission.

Le BDSM est aussi une façon pour la femme d'affirmer son autodétermination.
Elle sait réellement ce qu'elle veut et ce dont elle a envie, qu’elle soit la soumise ou la dominatrice. De ce fait, le BDSM ne signifie pas qu'elle se soumet à l'homme avec un grand H mais à l'homme qu'elle a choisit et pour un moment déterminé.

Le consentement comme pilier du BDSM


Le BDSM, malgré le fait qu’il s’apparente à une violence sexuelle, n’a rien de telle, car au-delà de la domination, Le consentement est au coeur de la pratique. 

Il ne faut jamais oublier qu'il existe des règles spécifiques qui régissent la pratique. Une séance de BDSM doit être sans danger (sûr), saine et consensuel (SSC).

Elle doit également comprendre le « RACk » (déviance risquée consciente consensuelle). Ces règles permettent de s’assurer que la soumise ne sera pas blessée. 

Miriam Weeks, connu sous le pseudo Belle Knox affirme que : le consentement n’existe pas dans une agression sexuelle, ce qui n’est pas le cas dans le BDSM. Le BDSM est juste d'une pratique sexuelle parmi tant d'autres entre deux personnes passionnées et consentantes.

Féministe et soumise , c'est possible !

En conclusion, être féministe et soumise n'est pas contradictoire, bien au contraire. Le féminisme passe forcément par la possibilité de choisir ses pratiques sexuelles librement.

Si vous aimez les fessées, les mots crus, vous faire attacher avec des menottes, et vous sentir dominé au lit, vous êtes libre de faire ce qu'il vous plait. Les seuls limites à votre épanouissement sexuel sont les vôtres.

D'ailleurs ce qui est plutôt drôle c'est qu'on ne se pose jamais la question quand il s'agit d'une femme dominatrice. Pourtant il n'y a pas beaucoup de différence entre les deux. Il s'agit d'une pratique BDSM comme une autre. 

Si une féministe peut être dominatrice, pourquoi pas soumise ? Elle peut aussi aimer switcher, tantôt soumise, tantôt dominatrice.


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